29 juillet 2011
24H Spa : « Ma découverte de la Mercedes SLS… »
« Bonjour tout le monde. Je vous écris depuis Spa-Francorchamps, à la veille des 24 Heures. A l’occasion des diverses séances d’essais, qui se sont bien déroulées, j’ai pu découvrir la Mercedes SLS du Graff Racing, que je partage avec Olivier Panis, Eric Debard et Greg Demoustier.
« Comme vous pouvez l’imaginer, la Mercedes SLS GT3 est très différente de tout ce que j’ai pu connaître auparavant. Cela n’a rien à voir avec les prototypes que j’ai l’habitude de piloter et la philosophie de la Saleen, la seule GT avec laquelle j’ai roulé en compétition, n’avait rien à voir. Un des aspects à prendre en considération est le poids de l’auto, relativement élevé. J’ai trouvé la position de conduite un peu particulière, relativement éloignée du tableau de bord. La position avant du moteur renforce certainement cette impression. Le cockpit est quant à lui très travaillé, la finition impressionnante. On sent la « patte » d’AMG. Au niveau des sensations de conduite, c’est une voiture sympa, avec laquelle je m’amuse bien. Cela étant, je ne la connais pas encore parfaitement : j’ai fait quelques tours sous la pluie, quelques autres sur un sol gras-mouillé, et encore quelques autres pour roder les plaquettes. Heureusement, durant les qualifications, j’ai pu faire deux boucles sur une piste séchante pour finir de prendre mes marques.
« Je sais par expérience qu’une qualification n’est pas déterminante pour une épreuve de 24 Heures. Les conditions climatiques étant très particulières, comme souvent à Spa, il ne faut pas tirer trop d’enseignements des positions sur la grille. Olivier, qui était chargé de qualifier l’auto, a fait du très bon travail. Il était temporairement 2e du général, puis alors qu’il était en cours d’amélioration, le drapeau rouge a été sorti. Au final, nous sommes 18e scratch, 8e de notre catégorie. Nous sommes dans le coup et je pense que le podium est toujours un objectif réalisable. Comme à Sebring ou au Mans, il faudra faire un sans faute pour obtenir un bon résultat. Ce ne sera pas aisé ici, avec une météo capricieuse et piégeuse. On l’a vu lors des essais avec plusieurs concurrents, il est facile de partir à la faute. La stratégie, sous safety car notamment, aura également son importance…
« Pour cela, nous pouvons compter sur la présence de Jean-Philippe Pelaprat, qui est habituellement mon ingénieur au sein du Team ORECA-Matmut. Jean-Philippe va nous apporter son expérience, d’autant qu’il connaît bien les 24 Heures de Spa. Avec Olivier, mon coéquipier depuis quatre ans, et Greg, que je suis à l’Academy, je ne suis donc pas dépaysé. J’ai appris à connaître Eric (Debard) et tout se passe bien au niveau de l’équipage. Nous avons vraiment un super quatuor : on rigole bien et on a de quoi réaliser une belle performance.
« Jusqu’à présent, je me régale. Avec mes coéquipiers, avec cette Mercedes SLS au look et au son si particulier, et sur ce circuit de Spa-Francorchamps sur lequel il est toujours agréable de rouler. Après un vendredi placé sous le signe du repos, place à l’action demain pour des 24 Heures qui s’annoncent très disputées, nous l’avons constaté lors des qualifications… »
Nico’